Interview de notre chef Baptiste

Groupe_Saint-JustbaptisteBaptiste Lemaire est chef dans le territoire Drôme-Ardèche depuis 2013, et s’est lancé dans le cursus BAFA à la Toussaint pendant le stage TECH en partenariat avec Le Valdocco.

Pourquoi as-tu choisi de faire cette formation-là plus qu’une autre ?

En premier lieu, passer le BAFA est un engagement vis-à-vis des parents qui nous confient leurs enfants. Passer par la formation est le meilleur moyen pour proposer aux scouts et guides un scoutisme et des activités de qualité. Le BAFA est une formation qui m’intéressait mais je n’avais pas le temps au début de mes études. Cette année, j’ai choisi de le passer sur le stage avec le Valdocco parce que j’ai déjà 3 ans d’expérience, participé à trois weekends APF et j’avais peur de m’ennuyer en faisant un TECH traditionnel. Ce stage était l’occasion d’avoir des connaissances que je n’avais pas du tout sur l’animation de rue.

Puis, suite à l’AG 2015, mon groupe a choisi de porter un projet d’ouverture pour diversifier le visage du groupe. En venant à ce stage je pourrais faire profiter au groupe d’une expérience pour proposer le scoutisme à des jeunes de tous horizons.

De manière plus générale, pourquoi as-tu fait le choix des SGDF comme organisme de formation ?

L’ambiance des rassemblements d’adultes rend l’intégration facile, tous partagent un même état d’esprit. J’étais sûr qu’en arrivant je trouverais ma place. Passer son temps à chanter, j’adore ! C’est aussi pour apprendre tout en s’amusant et vivre un stage à dimension humaine riche.

Je savais que pour le BAFA avec les scouts, c’est vivre la formation par le jeu, nous mettre au cœur du jeu pendant une semaine, c’est aussi une dimension importante.

Est-ce que tu peux raconter la progression de la semaine de stage ?

Chateau_JambvilleJ’avais beaucoup entendu parler de Jambville, mais ne connaissait pas beaucoup, c’était ma première découverte. Ensuite, le temps d’installer les lieux de vie, c’est déjà un moment de rencontre avec les autres stagiaires, de découverte de différentes pratiques, d’apprentissage de quelques prénoms.

Entre chefs et avec les stagiaires non scouts du Valdocco, partager ses expériences et faire découvrir des techniques inconnues, on rentre directement dans la formation dès les premiers instants !

Comment travaille-t-on en atelier de formation chez les SGDF ?

Souvent en petits groupes que l’on mélange d’un atelier à l’autre pour ne pas toujours avoir les mêmes équipes. Une fois les objectifs de l’atelier présentés, on se lance dans des expérimentations pour trouver ensemble les éléments clés à retenir, toujours avec un support visuel pour ceux qui voulaient prendre des notes ou les prendre en photos.

Les temps d’expérimentations pouvaient être individuels ou en petit groupe, avec un temps de mise en commun avec le reste du groupe.

Comment s’organise le travail en équipe de vie ?

tenteIl dépend des activités attribuées. Ce travail peut se faire le soir après le temps de formation ou la veillée, mais aussi lors de périodes dédiées spécialement en journée. Les temps de vie quotidienne, la préparation du repas par exemple y est aussi propice car toute l’équipe est présente : on peut donc partager, exposer nos idées, ou le soir dans la tente.

L’avantage de ce travail permanent en équipe c’est que c’est quelque chose que l’on a pas toujours l’occasion de faire dans le cadre du scoutisme. On n’est pas souvent en équipe d’animation de 5 ou 6 personnes. Être six permet d’avoir une plus grande quantité d’idées. Notre limite pour les jeux c’est l’imagination : le fait d’être à 6 permet d’avoir plus d’idées, de remarques.

Quand on explique les règles entre nous , ça permet d’avoir l’avis de plus de personnes différentes, on peut avoir l’impression que c’est clair si on prépare le jeu à deux, mais si on explique à quelqu’un qui était moins présent, on peut se rendre compte de problèmes d’explication ou de conception, ça permet d’y répondre et de les régler en amont.

Ça permet aussi d’avoir des idées de jeux dont on n’a pas l’habitude. On fait trop souvent des jeux par habitude, le fait de chacun avoir ses jeux habituels, de les comparer, permet d’augmenter la base de jeux que chacun aura à la fin du stage.

Un atelier, une activité qui t’a particulièrement plu

Oui, un atelier veillée, de partage sur le thème « La religion et moi ». Il a commencé par un temps personnel ou chacun a pu écrire ce en quoi il croit, ne croit pas, ce qu’il pouvait souhaiter aux autres, ses incompréhensions par rapport à certaines religions… Après ce temps individuel très calme, nous nous sommes regroupés par 3 ou 4 pour un moment de débat en petit groupe sur les réponses et les interrogations de chacun. J’ai pu débattre avec des stagiaires aux profils très différents, l’un très impliqué dans sa paroisse, l’autre arrivant de Chine avec des réalités spirituelles très différentes… nos discussions ont duré trois heures !

Un souvenir qui surpasse les autres ?

Enfants_JambvilleLa préparation de l’activité où les jeunes d’Argenteuil sont venus pour le grand jeu de piste, j’ai pu voir qu’il y a avait une implication très forte de tout le monde. J’étais dans l’équipe qui avait pour mission de construire un bateau pirate dans la prairie… tout le monde était motivé et avait plein d’idées. On a essayé de bien s’allier, d’être le plus efficace possible pour faire le plus de choses possibles. En revenant sur le lieu du stage, on a trouvé tout le monde en costume, on a vu tous les déguisements qui avaient été faits, tous les accessoires, on a trouvé ça vraiment immense la quantité de choses qui ont pu être réalisées en si peu de temps.

Après ça, le fait de voir les jeunes arriver, de voir leur sourire, j’ai adoré faire des activités avec eux. Participer à un stage avec des activités pour des jeunes est une expérience unique, c’est un vrai plus. C’est le moment que j’ai le plus apprécié pendant ce stage.

Et si tu avais 3 messages clés à retenir et transmettre sur cette formation ?

  • Le travail en groupe, le fait d’être en équipe de vie. C’est une vraie richesse d’avoir tant de travail collectif.
  • Le partage immense de connaissance entre les stagiaires SGDF et les stagiaires du Valdocco. Nos différences nous ont apporté de vrais partages d’idées et d’expériences.

Les préjugés que nous nous faisions sur les jeunes des quartiers, ont volé en éclat quand nous avons vu des jeunes souriants, motivés, à l’écoute. Chacun a beaucoup de préjugés auquel il ne faut pas se fier mais plutôt attendre la rencontre avec d’espérer quelque chose.

Baptiste_et_enfants

Un résumé de cet interview figure sur le site national des SGDF, là.